Brest Solidaire

Faisons de Brest la ville du bien vivre ensemble et où il fait bon vivre

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Une ville reconstruite dans un esprit solidaire

Notre ville s’est tissée sur ses solidarités. Détruite lors de la Seconde Guerre mondiale, il a fallu la reconstruire à force d’envie d’agir, d’entraide et d’union face à la difficulté. Les solidarités brestoises ont fait éclore une ville nouvelle dans sa forme mais profondément ancrée dans les dynamiques qui l’ont animée tout au long de son histoire. Brest est une ville que l’on apprécie que si on apprend à la connaître. Le caractère froid et austère que certains lui prêtent parfois n’a d’égal que la chaleur de ses habitants et de ses acteurs du quotidien.

Repensons l’action sociale

Coordonner l’action sociale pour la rendre plus efficace

Les solidarités sont la colonne vertébrale de nos propositions pour Brest. Au cours des dernières années, nous n’avons pu que constater le désintérêt des pouvoirs publics pour le volet social de notre ville. Pourtant, les acteurs sont nombreux et motivés. Insuffler une coordination générale de ces dynamiques à l’œuvre est impératif pour faciliter l’action de ces centres, conseils, associations… Les instances communales et métropolitaines doivent devenir un lieu de partage et d’animation commune pour une action sociale plus coordonnée et donc plus forte. Renforcer la lisibilité des acteurs sociaux est une priorité pour les usagers – comme pour les acteurs eux-mêmes – à laquelle nous devons répondre concrètement et rapidement.

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Orchestrer l’action sociale à l’échelle de notre territoire impose d’en définir la partition. Pour améliorer la coordination des acteurs, mieux cerner les besoins et définir des objectifs d’action, nous proposons la tenue des premières assises du social de la métropole. Cet événement qui mettra l’accent sur les échanges et la co-construction doit permettre d’aboutir à une politique sociale partagée par la collectivité et les acteurs associatifs. Les citoyens y seront associés. Les énergies doivent converger. La force des pouvoirs publics doit venir en complémentarité de celle déployée par les acteurs sur le terrain, au service de ceux et celles qui sont dans le besoin.

Les interlocuteurs sont multiples, et les démarches parfois difficiles à appréhender. Pour les personnes en situation précaire, les seniors ou les familles monoparentales, l’accès aux informations peut se transformer en parcours du combattant. Pour pallier les difficultés qu’elles peuvent rencontrer, nous créerons un guichet unique des questions sociales. Cette porte d’entrée permettra de rediriger les demandeurs vers les structures appropriées. Ce guichet unique, animé par des professionnels qui aiguilleront chacun et chacune sur ses droits, prendra la forme d’une ligne téléphonique, d’une boîte aux lettres dématérialisée, d’une application et d’un tiers-lieu mobile qui se déplacera au plus près des Brestoises et des Brestois.

L’accès à l’information est une chose, mais l’accès aux services et aux commerces en est une autre. Les transports en commun ne peuvent pas desservir chaque rue, chaque place. Certains habitants se voient marginalisés par leur mobilité réduite. Nous ne pouvons accepter cela. Pour y remédier, un système de brigades solidaires sera mis en place. Ces équipes, qui pourront se déplacer en navettes électriques, iront au plus près de ceux qui ne peuvent pas se déplacer seuls pour les aider dans leurs démarches du quotidien, pour les conduire sur leurs lieux de vie et de loisirs.

Rendons notre ville belle et attirante

Trop de quartiers sont désertés

Vue du ciel, vue de la rade, vue depuis le téléphérique, Brest est belle. Mais combien de commerces vacants, combien de rues sans la moindre touche verte, combien de façades dégradées par le temps ? L’objectif d’une ville attirante n’est pas qu’esthétique. Il permet d’améliorer la santé des habitants, de favoriser la biodiversité en ville, de résorber le sentiment d’insécurité dans nos quartiers. Les grands équipements métropolitains sont une nécessaire vitrine pour Brest, mais nous n’y habitons pas. Nous n’abandonnerons pas les quartiers qui n’ont pas eu la chance de bénéficier de politiques de rénovation ou de projets de requalification jusqu’ici. Nous poursuivrons le travail de redynamisation du Haut-de-Jaurès, de Kérinou et de Recouvrance. Qu’on y passe, qu’on y travaille ou qu’on y vive, Brest doit pouvoir être admirée.

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Les arguments financiers ne doivent pas contrarier les envies de renouveler la ville sur elle-même. Tout en poursuivant les programmes actuels de soutien à la rénovation de l’habitat, nous proposons, pour tous les propriétaires, de mettre en place un programme d’aide au ravalement des façades des immeubles et des maisons individuelles. Les aides financières concerneront de 30 % à 50% du prix des travaux, mais pourront aller jusqu’à 100 % pour les propriétaires copropriétaires en situation sociale fragile. Par volonté de cohérence, ce programme sera pensé à l’échelle de la ville dans sa globalité. Il s’appliquera par rue, ensembles de rues et quartiers, avec des priorités qui auront été arrêtées après étude. Un schéma directeur sera établi en conséquence. Il fera la part belle à la mise en couleur des bâtiments et aux artistes locaux (les surcoûts induits seront financés à 100%), pour que nos espaces publics soient aussi des lieux d’expression.

C’est un constat le plus posé par les Brestoises et les Brestois que nous avons interrogés : notre ville est trop minérale. Au-delà des enjeux environnementaux, les bénéfices d’une ville verte ne sont plus à souligner. On se sent mieux quand les arbres et les plantes viennent habiller le béton. Le travail de végétalisation de Brest ne pourra se réaliser qu’avec l’appui des citoyens, à l’échelle de chaque quartier. Le budget métropolitain sera revu pour allouer des moyens plus importants aux services chargés de la conception et de l’entretien. Là encore, des appels à projets pourront être lancés pour inclure un aspect « artistique » à cette réappropriation par le vert de nos espaces du quotidien

L’enjeu de travailler sur l’éclairage public est triple. Il est à la fois esthétique, social et environnemental. Le respect de la biodiversité nocturne impose une extinction totale ou partielle en milieu de nuit. La nécessité de voir et d’être vu permet également de réduire le sentiment d’insécurité. Un éclairage au service d’un bâtiment ou d’une rue permet enfin de sublimer la ville. Nous proposons la mise en place d’un schéma directeur de l’éclairage public et d’actions concrètes à travers nos rues et places pour satisfaire ces objectifs. Les nouveaux systèmes devront favoriser l’autonomie et la sobriété énergétique, ils seront dotés de capteurs de détection de présence qui permettront l’éclairage « à la demande ». Ils seront implantés progressivement selon un échéancier pluriannuel à établir.

Rendons Brest plus sûre

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Pour des quartiers vivants et sûrs

Brest, ce n’est pas qu’un centre. Nos quartiers sont le terreau des solidarités qui animent la ville. Nous devons leur redonner de l’attractivité pour endiguer le phénomène qui a vu Brest perdre près de 10 000 habitants depuis 1999. Nous devons dynamiser leurs commodités pour que le quotidien de chacun et de chacune s’en trouve facilité. Nous devons redonner des « envies de Brest » à tous ceux qui n’osent plus sortir à la tombée de la nuit, parfois même en journée. Nous devons aider les Brestoises et les Brestois dans le besoin pour une ville plus solidaire.

Si nous reconnaissons que la sûreté des biens et des personnes relève de la compétence de l’Etat, nous refusons l’inaction. Nous proposons de faire un bout du chemin, avec la mise en place d’une police municipale de proximité. Ces agents, affectés par quartier, interviendront en pleine complémentarité de la police nationale et ne porteront pas d’armes létales. Néanmoins, leur formation et leur qualité de policier leur permettront d’instaurer une présence rassurante, de jouer un rôle de médiation, d’intervenir en cas d’agression ou autres délits et de verbaliser. Ils se déplaceront dans les transports en commun, à pied ou à vélo. Cette proximité nous semble essentielle. Même la vitre d’une voiture ne doit pas séparer ces garants de l’ordre public des personnes qu’ils doivent protéger ou maîtriser.

On le dit souvent dans le milieu médical : mieux vaut prévenir que guérir. Il est nécessaire de dissuader les auteurs de délits par la mise en place de systèmes de surveillance dans nos rues et sur nos places. La vidéosurveillance, qui implique plusieurs personnes derrière des écrans de contrôle, est une solution coûteuse et surdimensionnée. Nous installerons un système de vidéoprotection sur l’axe Jaurès-Siam-Recouvrance et aux abords de nos écoles. Les systèmes vidéo opèreront une dissuasion nécessaire, tandis que les images fournies assureront une meilleure répression des délits qui subsisteraient. Enfin, notre attachement aux libertés individuelles et collectives est profond. Les systèmes que nous déploierons seront assortis d’une charte que nous construirons avec les Brestoises et les Brestois, les services de l’Etat et les spécialistes du domaine.

En parallèle de ces mesures, les services de police, les spécialistes de la question, les citoyens et les services territoriaux doivent s’associer pour objectiver le sentiment d’insécurité que beaucoup de Brestoises et de Brestois ressentent. Nous ne pouvons pas répondre efficacement à une problématique que nous avons aujourd’hui du mal à appréhender. Nous mènerons des études poussées pour comprendre les facteurs de l’insécurité à Brest. Les résultats de ces études et l’efficacité des mesures prises pour assurer la sûreté de nos espaces publics seront soumis aux habitants à mi-mandat. Les Brestoises et les Brestois seront alors amenés à s’exprimer, par référendum, sur la façon de poursuivre l’action et d’adapter, le cas échéant, les dispositifs mis en place.

Écoutons les Brestoises et les Brestois

Repensons la démocratie brestoise

Les élus de notre pays doivent aujourd’hui faire face à une profonde crise de la démocratie, à tous les échelons des pouvoirs publics. Le niveau municipal est celui qui est le plus proche des citoyens. Nous ne pouvons concevoir qu’une élection s’apparente à la remise d’un chèque en blanc valant pour le temps du mandat. La ville est un écosystème perpétuellement en évolution. Les choix qui ont été faits il y a dix ans ne seront peut-être plus pertinents, demain. Nous devons penser notre action à vos côtés et l’évaluer régulièrement pour s’assurer qu’elle réponde aux besoins de chacun et de chacune. Les élus se doivent d’être aux côtés des Brestoises et des Brestois tout au long de leur mandat, afin d’expliquer leurs choix, d’écouter les besoins, d’affiner leur feuille de route.

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Dans les prochaines semaines, vous ferez le choix des personnes qui vous représenteront pendant six ans. Tout au long de ce mandat, nous prendrons des décisions, appliquerons notre feuille de route, celle pour laquelle vous nous aurez fait confiance. En nous donnant votre voix, vous nous investissez d’une mission. Les politiques que nous mènerons et les objectifs à atteindre seront donc clairement affichés. Les résultats de nos actions seront étudiés, quantifiés, qualifiés. Les impacts de nos choix vous seront présentés régulièrement. Le changement est notre motivation et la transparence en est la condition.

Le programme dont nous vous présentons ici les propositions-phares se veut le plus exhaustif possible pour répondre aux enjeux du Brest de demain. Néanmoins, nous ne prétendrons jamais avoir le monopole de l’action publique. Les acteurs associatifs, les entreprises et surtout les citoyens ont toujours été force de proposition pour notre ville. Nous poursuivons ainsi la démarche du budget participatif engagé par la municipalité sortante. Les initiatives citoyennes doivent être mises en valeur. Nous serons aussi là pour vous aider à agir pour notre ville. L’enveloppe du budget participatif sera repensée, et nous proposerons des appels à projets thématiques tout au long de notre mandat, en phase avec le projet que nous proposons.

Les Conseils Consultatifs de Quartier (CCQ) permettent à chacune et chacun de s’investir pour son quartier. Néanmoins, la composition et les prérogatives des CCQ actuels ne permettent pas une réelle implication des citoyens dans les décisions qui les concernent au quotidien. Ils restent trop souvent cantonnés à de la consultation, davantage qu’à de la concertation ou à de la coconstruction. Pour donner davantage de poids à ces instances indispensables de la vie de nos quartiers, nous proposons d’en revoir la composition et les attributions et d’y allouer un budget. Le budget participatif sera pour partie placé sous la responsabilité des CCQ ainsi revisités. La consultation doit laisser place à un réel pouvoir de décision, en complémentarité avec le Conseil municipal (subsidiarité). Nous souhaitons, par cette réforme, donner un nouveau souffle à la démocratie locale, comme beaucoup de collectivités à travers le monde. A ce jour, les expérimentations sont nombreuses mais aucune ne donne entière satisfaction. Aussi, nous mettrons en place un observatoire de nos pratiques afin de progresser collectivement.

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