Brest Écologique

La ville qui mesure et limite ses impacts, la ville qui prépare l'avenir des générations futures.

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Dérèglement climatique

Le XXIe siècle sera celui du changement climatique. Chacun à notre échelle, nous devons prendre nos responsabilités pour nous assurer un quotidien viable et vivable dans les années à venir. La priorité est aujourd’hui à la réduction de nos impacts sur notre environnement. Nous ne pouvons plus exploiter les ressources naturelles et les consommer à un rythme effréné comme nous l’avons fait auparavant, durant trop longtemps.

Tous acteurs !

Les échelons individuels et gouvernementaux sont souvent mis en avant pour répondre à l’enjeu écologique. Pourtant, chaque niveau d’action compte. Citoyens, chefs d’entreprises, collectivités territoriales, associations… Notre responsabilité est collective. Notre équipe est persuadée que notre ville et notre territoire doivent travailler à la limitation de nos impacts et préparer l’avenir de ceux et celles qui vivront à Brest après nous.

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Réduisons nos émissions de CO2 de 30% d’ici 10 ans.

Brest est une métropole tournée vers l’océan. Riche d’un patrimoine naturel et rural important, d’une façade maritime que peu de villes possèdent, elle est à la croisée d’enjeux de développement et de nécessités environnementales qui doivent aller de pair. Nous sommes convaincus que l’écologie punitive n’est pas une solution satisfaisante. Nous prônons une écologie incitative, une sensibilisation de tous et une réflexion environnementale qui n’aille pas à l’encontre des nécessités sociales ou des impératifs économiques. Nous nous fixons un double objectif. Le premier, à long terme, vise la neutralité carbone à l’horizon 2050. Le second, à plus court terme, verra les émissions de CO2 de la ville réduites de 30 % d’ici 2030.

Augmentons notre production locale d’énergie.

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Produire 15% des besoins publics de Brest en énergie d’ici 6 ans.

Brest est au bout du monde. Cet atout incontestable pour notre cadre de vie et notre rayonnement est actuellement un sérieux inconvénient au point de vue énergétique. Notre territoire est situé à l’extrémité des réseaux de distribution, le rendant particulièrement dépendant. Il est impératif de trouver aujourd’hui des solutions alternatives et plus locales. Nous nous fixons comme objectif d’augmenter notre production d’énergie pour atteindre 15 % des besoins publics (hors transports) d’ici la fin du mandat. Pour le satisfaire, plusieurs leviers seront actionnés.

Brest métropole dispose d’un « cadastre solaire ». Cet outil cartographique répertorie les toits dont l’exposition permettrait l’installation de panneaux solaires thermiques ou photovoltaïques. En parcourant la carte, on ne peut être que stupéfait de voir les possibilités qui pourront être exploitées demain. La météo n’est pas un prétexte. A Brest aussi, nous pouvons utiliser l’énergie du soleil à l’échelle d’un bâtiment. Nous proposons donc d’équiper progressivement en panneaux solaires la totalité des équipements publics dont l’exposition le permet, afin de produire de l’énergie thermique ou électrique.

La performance énergétique des maisons individuelles et des logements collectifs est primordiale. L’énergie la moins coûteuse, c’est celle que l’on ne consomme pas. Mais ce n’est pas qu’une question environnementale ou financière : c’est avant tout une question de confort. Trop de logements brestois sont encore aujourd’hui de véritables « passoires thermiques ». Le travail mené par les acteurs de la rénovation énergétique (services dédiés de la collectivité, agence énergie-climat Ener’gence) et les opérations de renouvellement de l’habitat doivent être poursuivis et renforcés.

La transition écologique passera, entre autres, par une plus grande autonomie énergétique et une réduction de nos déchets. Les ordures « organiques » sont actuellement traitées comme des déchets ménagers. Or, d’un point de vue énergétique, ils possèdent un potentiel encore très peu exploité, notamment pour la production de biogaz. Les déchets organiques des équipements de la collectivité seront collectés pour être transformés en énergie verte. Ce dispositif, à tester auprès des distributeurs d’énergie, pourra être progressivement étendu à toute la ville.

Divisons par deux la masse des déchets brestois.

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Réduction de nos déchets personnels

Notre mode de consommation actuel génère une quantité colossale de déchets. Heureusement, beaucoup de travail a été parcouru et les améliorations, dans ce domaine, sont légion. Il reste néanmoins énormément à faire, à l’échelle individuelle comme collective. Réduire notre production de déchets, c’est réduire notre consommation de matières premières. Le respect de l’environnement passe aussi par notre poubelle.

Aujourd’hui, ordures ménagères et déchets organiques finissent dans la même poubelle. Ils sont ensuite incinérés dans les centres de traitement. Pourtant, les déchets en plastique et les déchets organiques possèdent un potentiel bien différent. Nous proposons la mise en place d’un troisième bac de tri, aux côtés des bacs jaunes et mauves habituels. Les déchets organiques ainsi collectés seront valorisés. Le compostage n’est pas réservé à ceux et celles qui possèdent un jardin ! Un compostage de bas d’immeuble sera mis en place et accompagné pour toutes les copropriétés qui le désirent. Le compostage des biodéchets permettra ainsi de réduire la masse collectée par les services de la collectivité.

Nous sommes convaincus que l’échelle individuelle est un niveau pertinent pour réduire la masse d’ordures à traiter par notre collectivité. Pour inciter les Brestoises et les Brestois à réduire la taille de leurs poubelles, nous mettrons en place un système incitatif basé sur la pesée des ordures et le nombre de fois où les bacs seront levés : plus faible sera le poids des déchets collectés et moins de fois les bacs seront vidés, plus faible sera le montant de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères, que nous payons tous chaque année. L’objectif est de réduire par deux la quantité de déchets incinérés d’ici la fin du mandat.

Brest, ce ne sont pas que des habitants, ce sont aussi des commerçants. Nous proposons d’accompagner ceux et celles qui agissent pour réduire leurs déchets et les recycler et qui agissent pour réduire les déchets (emballages) qu’ils fournissent à leurs clients en mettant en place un système de labellisation. Ce label, décerné par une commission dédiée, leur octroiera une réduction de la taxe locale sur la publicité extérieure dont ils doivent s’acquitter. Enfin, nous veillerons à réduire considérablement les emballages plastiques ou jetables utilisés par les services de la collectivité ou les cantines.

Favorisons le transport durable.

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Vers des modes de transports en commun ou doux

Les mobilités sont un des principaux émetteurs de gaz à effet de serre. Au-delà de la dimension environnementale, les embouteillages que nous connaissons aux heures de pointe sont un désagrément qu’il nous faut tenter d’atténuer. La politique de la métropole en matière de déplacements doit être globale. Il ne s’agit pas ici de punir les usagers de la voiture : beaucoup de Brestoises et de Brestois n’ont pas le choix que de se tourner vers ce mode de déplacement. Néanmoins, nous favoriserons les autres modes plus écologiques à travers une politique d’extension de l’offre en transports en commun et en infrastructures pour les déplacements doux.

La part du vélo dans les modes de déplacement utilisés par les Brestoises et les Brestois est aujourd’hui autour de 1,5 %. Notre ambition pour le prochain mandat est de la hisser à 10 %. Pour ce faire, nous nous appuierons sur le « schéma vélo » approuvé par l’équipe métropolitaine précédente et y ajouterons un « grand plan vélo ». Ce plan concrétisera la sécurisation des artères principales de la ville pour les vélos. Nous créerons des abris sécurisés dans plusieurs lieux stratégiques de Brest. Enfin, pour inciter à la pratique de la petite reine, nous proposerons la création de vélos en libre-service. Ce service, baptisé « Ty-cyclette », sera mis en place avec l’appui de l’exploitant du réseau de transports en commun de la métropole, RATP-Dev.

Les futures lignes B de tramway et D de bus à haut de niveau de service sont un atout indispensable à la structuration du schéma de transport en commun à l’échelle de la métropole. L’été dernier, la population brestoise leur a donné un feu vert lors de la concertation publique. Nous porterons la réalisation de ces deux nouvelles lignes qui s’imposent pour faciliter les mobilités à Brest. Néanmoins, le projet des ascenseurs urbains, qui n’a pas suscité le même enthousiasme, ne nous paraît pas répondre à l’exigence d’une liaison centre-ville-port performante. Pour les remplacer, nous proposons de mettre à l’étude un système de navettes électriques haute fréquence, qui assurera la desserte de la place de la Liberté, de la gare, du port de commerce et du futur parking-relais d’entrée de ville.

Pour les habitants du Relecq-Kerhuon, de Plougastel-Daoulas et des communes voisines, se rendre dans le centre-ville en transports en commun pour travailler n’est pas chose aisée. Beaucoup préfèrent la voiture au réseau de bus. Pour pallier le manque de connexions, nous créerons un parking-relais à l’est du port du commerce. Ce parking permettra le rabattement des actifs vers les navettes électriques qui assureront une liaison haute fréquence entre le port et le centre-ville.

Protéger et promouvoir les producteurs locaux et respectueux de l’environnement.

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Favoriser le circuit court et les agriculteurs locaux

Nous sommes de plus en plus attentifs à ce que nous mangeons. Le modèle productiviste et l’agriculture intensive ont montré leurs limites. Les vertus du bio et du « manger local » ne sont plus à démontrer. Toutefois, pour favoriser les produits locaux, notre territoire doit protéger ses exploitations et ses terres agricoles. L’urbanisation a trop longtemps grignoté nos terres nourricières. Stoppons le bétonnage inutile et favorisons les bons produits en confortant leur présence dans nos assiettes.

Ces dernières décennies, attractivité et développement ont rimé avec bétonisation des terres agricoles. Nous devons aujourd’hui favoriser une ville dense, qui mesure et limite ses impacts sur son environnement agricole et naturel. Nous inscrirons dans les documents-cadre de l’aménagement (comme le Plan Local d’Urbanisme) l’objectif de « zéro artificialisation nette des sols ». Autrement dit, pour un hectare de terre agricole aménagé, nous devrons trouver un hectare aménagé à rendre à la nature. Cet objectif ambitieux impose de revoir collectivement notre vision du développement du territoire, qui doit s’adapter pour rester possible sans absorber nos espaces naturels et agricoles sous la pieuvre du béton.

L’emploi de pesticides est une des principales causes de l’effondrement de la biodiversité des campagnes. Les producteurs qui respectent l’environnement doivent être soutenus. Par ailleurs, manger local, c’est réduire les émissions de gaz à effet de serre induites par le transport des produits. Nous engagerons un dispositif de soutien à nos agriculteurs vertueux en favorisant les menus bio et locaux dans les cantines et les restaurants administratifs. L’objectif sera de convertir 100 % de nos menus d’ici la fin du mandat.

Depuis plusieurs années, le débat anime les médias et les discussions : faut-il devenir végétarien ? L’impact sur l’environnement de la production de viande est particulièrement élevé. Nous ne pensons pas qu’il faille bannir la viande de nos assiettes, mais il est impératif d’en réduire notre consommation. Nous proposons ainsi l’instauration d’un repas végétarien sur deux dans les cantines scolaires dès le début de notre mandat. Ces mesures trouveront échos chez les particuliers, les commerçants et les entreprises grâce à la sensibilisation et l’accompagnement menés par les professionnels qui seront engagés dans la “Maison de l’alimentation durable”, projet que nous soutiendrons.

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