Terrorisme à Brest.

Terrorisme à Brest.

Un problème à ne pas négliger

La question du terrorisme est trop grave pour être survolée ou, pire, utilisée à des fins électoralistes. En l’absence d’éléments concernant les circonstances de l’interpellation à Brest d’individus soupçonnés de préparer un attentat sur le territoire national, Pascal Olivard et la liste « Brest, imaginons demain » se garderont par conséquent de commenter l’actualité récente. Cependant, le contexte d’une menace terroriste à l’échelle nationale et internationale suppose de la part des responsables publics une prise de position sur la manière de lutter contre ce fléau. Que peut, que doit, donc faire un maire pour lutter contre la menace terroriste ?

Laïcité et éducation

Rappeler l’importance de la laïcité : le maire est le premier magistrat de la commune, il lui appartient de faire vivre les idéaux de la République et de réaffirmer les principes de liberté, d’égalité et de fraternité qui cimentent la société et le peuple français. N’oublions pas que la lutte contre le terrorisme se joue d’abord et avant tout dans les cerveaux et que l’arme la plus efficace reste et demeurera l’éducation.

Ne délaisser aucun quartier

Redire la nécessité de maintenir un niveau de service public homogène sur le territoire afin d’éviter la constitution de « ghettos idéologiques » : la présence d’écoles, de mairies de quartier, d’équipements municipaux, le déploiement d’une police municipale de proximité qui connaît et discute avec les habitants s’avèrent essentiels pour favoriser le vivre-ensemble. De la même manière, l’action quotidienne des associations de lutte contre l’illettrisme, d’accueil et d’insertion sociale, de promotion des idéaux humanistes et républicains est fondamentale pour enrayer les processus de radicalisation.

Travailler avec les services de l’État

Insister sur l’efficacité des dispositifs et des services de lutte contre le terrorisme : la Direction générale de la sécurité intérieure et le Service central du renseignement territorial, les Services de police, le Parquet national antiterroriste œuvrent, chacun à son niveau, à l’identification des mouvements terroristes et à la prévention des actes violents sur le territoire. La collectivité reconnaît la très haute compétence de ces fonctionnaires d’État et de ces magistrats, et entend collaborer, autant que faire se peut, avec ces différents organes de lutte contre la menace terroriste.

Ne pas laisser la peur s’installer

Pascal Olivard et la liste « Brest, imaginons demain » souhaitent dire aux Brestois qu’ils refusent que la peur s’installe car c’est précisément l’objet du « terrorisme », et qu’ils condamnent tout réflexe de repli sur soi, voire de rejet de l’Islam. Le terrorisme est aussi une insulte aux valeurs des Musulmans, qui sont les victimes les plus nombreuses de ce phénomène mondial. Nous devons donc nous battre pour faire en sorte que le dialogue, la tolérance, l’acceptation de l’autre, bref, la démocratie, l’emportent sur la haine, la xénophobie, l’obscurantisme et en définitive, la violence.

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