Sécurité à Brest : entre Robocop et les Pieds nickelés…

Sécurité à Brest : entre Robocop et les Pieds nickelés…

La sécurité : question essentielle

Certains candidats aux élections municipales ont profité de faits divers dramatiques pour attiser les peurs.

Adoptant alors une posture « sécuritaire », ils appellent de leurs vœux l’armement de policiers municipaux et la mobilisation de fonctionnaires chargés de scruter les espaces publics derrière des écrans de vidéosurveillance.

D’autres considèrent au contraire que la sécurité relève des compétences exclusives de l’État et qu’il n’appartient pas à la collectivité de suppléer au manque de moyen de la police nationale. Comme toutefois la période est propice au langage fleuri, ils tentent de dissimuler leur inaction derrière le cache-sexe que constitueraient d’improbables « brigades de tranquillité urbaine ».

La liste « Brest, imaginons demain » conduite par Pascal Olivard aborde quant à elle la question de la sécurité avec mesure et réalisme. Trois principaux leviers seront actionnés pour rendre l’espace public plus rassurant et favoriser à Brest le vivre-ensemble : l’autorité, le cadre de vie et l’éducation.

Restaurer l’autorité du Maire

Le Maire est le premier magistrat de la commune. En tant qu’agent de l’État, il dispose de pouvoirs de police et doit à ce titre contribuer à garantir la sécurité de ses administrés. Nous souhaitons agir en complémentarité avec les services de l’État en mettant en place une police municipale de proximité. Répartis dans les quartiers, les policiers municipaux exerceront une présence rassurante dans l’espace public. Ils disposeront d’un uniforme et incarneront à ce titre l’autorité du Maire, ils interviendront autant que nécessaire pour prévenir les incivilités et pour protéger les citoyens en cas d’agression ou autres actes délictueux, ils favoriseront l’intervention de la police nationale lorsque les circonstances l’exigeront. Mais ces policiers municipaux, afin de ne pas exacerber les violences, ne seront pas armés : leur rôle consistera d’abord et avant tout, de par leur présence et leur connaissance de la ville, à rassurer les Brestoises et les Brestois et à les accompagner dans leur quotidien, à répondre à leurs interrogations, à identifier les éventuels problèmes qui se posent, bref, à être disponibles pour les habitants. C’est pourquoi ils utiliseront exclusivement des modes de transport doux, comme le vélo, la marche à pied ou les transports en commun.

Comme ces policiers municipaux de proximité ne pourront être présents partout et en permanence, nous souhaitons déployer un système de vidéoprotection sur l’axe Jaurès-Siam et aux abords des écoles. Ce dispositif permettra de rassurer, de prévenir les actes délictueux et de sécuriser ces espaces, étant entendu que les images enregistrées ne pourront être exploitées par les agents assermentés de la collectivité, par les forces de police ou par la justice qu’en cas d’infraction et ne seront conservées que pendant une durée maximale d’un mois.

Les quartiers qui en feront la demande, par les Conseils citoyens, pourront expérimenter la vidéoprotection.

Après 3 ans d’expérimentation, l’ensemble du dispositif sera évalué et son évolution sera soumise à la population par référendum.

Améliorer le cadre de vie

Nous sommes convaincus que, pour atténuer le sentiment d’insécurité, voire infléchir les comportements abusifs, il est essentiel de travailler sur la qualité des aménagements urbains : des espaces publics propres, soignés, végétalisés et bien éclairés inspireront davantage confiance aux habitants que des recoins lugubres et dégradés. C’est pourquoi nous souhaitons mettre en place un programme pluriannuel d’embellissement et de colorisation des façades en accompagnant les propriétaires d’immeubles par des dispositifs incitatifs. Rassurer les habitants, c’est leur offrir du bien-être visuel. La végétalisation constitue un autre objectif majeur du projet que nous portons car la présence de la verdure a des effets apaisants. Rassurer les habitants, c’est introduire la nature en ville. 91% des Français considèrent que l’éclairage joue un rôle fondamental pour renforcer les conditions de sécurité le soir et la nuit. Tout en luttant contre la pollution lumineuse, nous souhaitons améliorer l’éclairage public brestois pour dissiper les peurs et les appréhensions passé une certaine heure. Rassurer les habitants, c’est aussi leur permettre de voir et d’être vus plus facilement.

Éduquer et sensibiliser

On ne le répétera jamais assez : la lutte contre la violence se joue d’abord dans les cerveaux. Le meilleur antidote contre l’insécurité, c’est donc l’éducation : voilà une compétence d’État à laquelle contribuent pourtant volontiers les collectivités territoriales, notamment à Brest ! Nous souhaitons accentuer le partenariat avec l’Éducation nationale et soutenir le tissu associatif afin de sensibiliser les plus jeunes aux problématiques de la violence domestique. Nous souhaitons favoriser les pratiques sportives et culturelles car le sport comme la culture véhiculent des valeurs qui contribuent à faire société. Nous souhaitons mettre tous les moyens à notre disposition pour promouvoir les principes sur lesquels repose la République, en particulier la laïcité, qui constitue à la fois le ciment de la société française et le vaccin contre toute forme d’intolérance. L’École est pour nous la priorité absolue : c’est pourquoi nous voulons offrir aux élèves et aux enseignants des conditions de travail optimales. Prendre plaisir à l’école, c’est faciliter les apprentissages, éveiller les esprits et en définitive prévenir les incivilités et la violence qui pourraient se répercuter dans l’espace public. C’est favoriser le respect des autres et de soi-même.

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