Pourquoi les jeunes s’engagent – Le Télégramme du 12/02/2020

Pourquoi les jeunes s’engagent – Le Télégramme du 12/02/2020

Ils ont moins de 25 ans et ont choisi de s’investir dans les élections municipales à Brest. Six jeunes racontent « leur engagement ».

Tristan Bréhier (24 ans, liste Coatanéa) : « C’est un défi à relever »

« Je suis engagé dans les Jeunes avec Macron dès 2016 et je suis de toutes les campagnes électorales depuis 2017. Auprès de Marc Coatanéa, je suis en charge du pôle stratégie électorale et utilisations des données. Nous avons fait de nombreuses enquêtes auprès de la population depuis plusieurs mois pour connaître au mieux les attentes et les besoins. Dans la dernière ligne droite, la campagne me prend 4-5 heures par jour. C’est crevant avec les études, mais aussi hyper motivant. C’est une grosse, grosse responsabilité d’être candidat. C’est un défi à relever ».

Marianne Floch (19 ans, liste Cadalen) : « Chacun peut s’investir à son niveau »

« J’ai commencé à m’intéresser à La France insoumise lors de la Présidentielle, en 2017. Je viens d’une petite commune (Plougoulm), je suis venue à Brest pour les études (Licence d’histoire). J’ai choisi de ne pas être sur la liste car je suis aussi candidate au sein d’un syndicat étudiant à l’UBO, mais j’accompagne la candidature de Pierre-Yves Cadalen. Aux réunions programmatiques, on ne distingue pas les jeunes et les anciens. Tout le monde est à égalité. Chacun peut s’investir à son niveau : j’ai fait du tractage, du collage, on tient aussi des stands d’information ».

Brewalan Marié (21 ans, liste Pichon) : « J’ai envie d’inciter les jeunes à aller voter »

« Je suis militant d’Europe-Écologie Les Verts depuis trois ans. Avec plusieurs membres, on avait milité dès le départ pour lancer une liste autonome. Pour moi, c’est évident de s’engager. Être jeune et figurer sur une liste, ce n’est pas une candidature « témoignage ». On a notre place, on peut proposer des choses, on a autant de légitimité que les anciens. Au-delà de la construction du programme, j’ai aussi travaillé sur la communication, les réseaux sociaux. J’ai envie d’inciter les jeunes à aller voter ».

Elies Maziane (19 ans, liste Cuillandre) : « Les jeunes ont des choses à apporter »

« François Cuillandre est élu à Brest depuis que je suis né, j’ai grandi avec sa politique. Je voulais les aider dans la campagne à mon niveau. J’ai fait du collage dans les quartiers, j’ai distribué des tracts dans les boîtes aux lettres. Dès le départ, j’ai été super bien accueilli dans l’équipe. Je pense que les plus anciens sont contents de voir des jeunes arriver. Au début, je n’osais pas trop prendre la parole. On m’a boosté pour m’imposer, parce que les jeunes ont des choses à apporter. J’ai pris confiance avec l’équipe ».

Lorelenn Morvan (24 ans, liste Malgorn) : « Pour faire bouger les choses »

« C’est assez improbable mais j’ai rencontré Bernadette Malgorn dans la rue. J’ai fini mes études de communication l’an dernier et je cherchais un poste dans la communication politique. Être sur sa liste pour les municipales, au début, ce n’était pas du tout l’idée. Je me suis complètement retrouvée dans l’équipe et dans la manière de travailler. On travaille beaucoup en équipe. Je ne sens pas de différence entre les jeunes et les anciens. Ma famille n’est pas du tout politisée, elle est même plutôt réfractaire à ça. Mais j’avais envie de m’engager pour faire bouger les choses ».

Madeleine Miossec (25 ans, liste Olivard) : « Le plus important, ce sont les idées »

« Je n’avais jamais fait de politique avant cette élection. C’est un de mes amis qui m’a proposé, au début de l’été 2019, d’aller voir une réunion publique de Pascal Olivard. Je trouve que la ville manque de dynamisme, notamment pour les jeunes. Je me suis retrouvée dans pas mal de propositions. Dans notre groupe, qu’on soit jeune ou plus expérimenté, on est tous consulté quand il y a des propositions. On n’est pas d’accord sur tout mais au moins on est écouté. Je n’avais pas envie d’adhérer à un parti. Pour une élection municipale, le plus important pour moi, ce sont avant tout les idées ».

Source : Le Télégramme : https://tinyurl.com/thxny7y

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