Miser sur la Rade pour faire rayonner Brest – Le Télégramme du 09/01/2020

Miser sur la Rade pour faire rayonner Brest – Le Télégramme du 09/01/2020

« La ville s’est transformée ces dernières années, mais il faut transcender tout ça, pour faire rayonner Brest ».
Pour le candidat de « Brest, imaginons demain », cette ambition passe notamment par la rade.

« Brest est la ville de la mer, mais on ne la voit pas, on en parle peu et on ne l’exploite pas suffisamment », regrette Pascal Olivard. Après « Brest, ville solidaire », et « Brest, ville écologique », il a dévoilé ce mercredi le troisième axe de son projet, intitulé « Brest, ville rayonnante ».

Pour lui, ce rayonnement commence par la rade. Pascal Olivard souhaite qu’elle devienne « un lieu incontournable pour le nautisme à l’échelle nationale et internationale ». Encore faut-il « rénover et développer les équipements pour accueillir les sportifs. Brest a aussi une carte à jouer dans la course au large. Il y a tout pour attirer des grandes écuries. Mais pour ça, il faut leur proposer des équipements dignes, pas des barnums qui s’envolent au moindre coup de vent », grince Pascal Olivard.

Des fêtes maritimes, mais pas que…

« Toute rade à travers le monde a sa régate, sauf la nôtre », déplore aussi le candidat. Il souhaite donc y remédier avec l’ensemble des acteurs. Les 24 heures de la planche à voile, les Olympiades universitaires de la mer figurent aussi sur ses tablettes.

Pascal Olivard souhaite aussi revoir les fêtes maritimes, en organisant un événement tous les deux ans. En partenariat avec la ville jumelle Kiel, une première fête de la rade, dès 2022, ajouterait à l’exposition du patrimoine maritime des compétitions multisports et des animations culturelles au port. « Mais aussi en ville ». Un événement qui préfigurerait une évolution des fêtes maritimes à partir de 2024.

Pascal Olivard veut aussi permettre aux Brestois de s’approprier la façade maritime. Aussi affiche-t-il la volonté de « repenser l’aménagement du front de mer », avec installation de guinguettes, création de parcours verts et sportifs, descentes vers la plage. La remarque est aussi valable pour le port de commerce, « qui doit être repensé avec un schéma directeur visionnaire et cohérent, afin d’en finir avec les aménagements sporadiques ». Dans l’esprit de Pascal Olivard, des espaces verts et de convivialité doivent avoir leur place aux côtés de l’immensité bleue.

Un espace pour l’art contemporain aux Capucins…

Le rayonnement de Brest passe aussi par les Capucins. « Une réussite, mais un lieu qui doit être sublimé ». Pascal Olivard souhaite y créer un espace d’exposition dédié à l’art contemporain, à imaginer en complémentarité avec le Fonds Hélène et Édouard Leclerc de Landerneau.

Mais montrer le beau n’a de sens que si cela s’accompagne d’une réelle mise en valeur du patrimoine existant. Aussi soutiendra-t-il, « dans sa globalité », le projet de l’association La C²arrée, dans la rue Saint-Malo toute proche, de donner vie à un Cabinet des curiosités pensé comme une vitrine de l’histoire populaire brestoise.

Enfin, le candidat n’oublie pas l’hyper-centre, où se fixe souvent l’image que l’on retient d’une ville. Or, son constat sur la place de la Liberté est sans appel. « Il faut la reboucher », tranche-t-il, en promettant de lancer un grand concours citoyen pour la redessiner. En projet également, la végétalisation de la façade de l’hôtel de ville.

Source : Le Télégramme du 09/01/2020

X