La semaine de 4 jours

La semaine de 4 jours

Après expérimentation, la ville de Brest a choisi d’appliquer sans délai la loi Peillon de 2013 en instituant la semaine de 4 jours et demi et la mise en place des Temps d’Activités Périscolaires (TAP).

Lors de l’application de la réforme, la semaine de 4 jours et demi se décomposait en 2 journées normales consacrées aux apprentissages, de 2 journées courtes suivies de 1h30 de TAP et enfin classe le mercredi matin.

Si ces rythmes nouveaux n’ont pas suscité le consensus dans la communauté éducative et auprès des parents, la loi s’est imposée et a été appliquée partout en France. Mais les pressions se sont faites nombreuses.

En 2017, le gouvernement propose alors aux villes qui le souhaitent de revenir à la semaine de 4 jours par dérogation à la loi Peillon, avec la mise en place du « plan mercredi ».

La ville de Brest a fait le choix de n’ouvrir aucune concertation et a souhaité en rester définitivement à la semaine de 4 jours et demi : « on ne sortira pas des quatre jours et demi, parce que c’est notre choix politique et que c’est la loi »

( position exprimée par Emilie Kuchel le 14 mars 2019).

Sans que les raisons en soient clairement explicitées ou comprises, la municipalité a souhaité changer l’organisation des TAP en les positionnant sur la pause méridienne. Face à la contestation, le maire a retiré son projet. Au lieu de revenir au système qui avait cours depuis l’instauration de la loi Peillon, les TAP ont été transformées pour tenir sur des créneaux de 45mn (!), tous les jours, à l’exception du mercredi. Là encore, les raisons de ce redécoupage restent à ce jour inexpliquées.

L’organisation générale actuelle des rythmes scolaires pose problème :

  • Les ATSEM sont en souffrance
  • Les enfants sont fatigués
  • Elle a institué une rupture de lien avec les familles : les parents et les enseignants n’ont plus l’opportunité d’échanger à la sortie des classes
  • Les ASTEM ne se sentent pas légitimes pour parler pédagogie avec les parents
  • Les TAP sur une durée de 45mn n’ont pas de sens et conduisent dans bien des cas à des activités de récréation, sans objectifs clairement établis, loin des objectifs fixés par la loi. Pour les écoles n’ayant pas d’équipements municipaux à proximité, elles privent de nombreux enfants d’activités auxquelles ils pouvaient avoir accès auparavant (sport, culture…)
  • La multiplication des animateurs fragilise les enfants qui ont besoin, en bas âge, de sécurité affective et de visages connus.

La liste « Brest, imaginons demain » est favorable au retour à la semaine de 4 jours et au fait d’investir les moyens dédiés au TAP sur le mercredi. Elle s’engage à mettre en application cette mesure dès le début du mandat, au terme d’une large concertation.

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