Les cinq questions que pose la candidature de Pascal Olivard à la mairie. Ouest-France du 08/11/2019

Les cinq questions que pose la candidature de Pascal Olivard à la mairie. Ouest-France du 08/11/2019

Ancien président de l’Université de Bretagne occidentale (UBO) se lance dans le bain de la municipale, à Brest. Sa première tentative en politique pose plusieurs questions sur sa capacité à aller au bout et à s’approprier un espace politique suffisant pour réaliser un score intéressant. Le tour en cinq points.

Mais qui est Pascal Olivard ?

« Pascal Olivard ? Il ferait sans doute un très bon élu. Mais comme candidat… » Confidence – critique – d’un élu brestois alors que l’hypothèse de la candidature de l’ancien président de l’université faisait le tour de la ville, à la fin de l’été. De fait, le principal obstacle à la réussite de l’entreprise de Pascal Olivard réside bien dans une notoriété encore assez faible auprès du grand public. C’est aussi pour combler ce manque qu’il doit se lancer assez tôt. Il l’a bien compris.

Quelles alliances politiques peut-il envisager ?

Diverses formations de Centre droit l’ont contacté pour discuter d’une participation et d’un soutien officiel à sa liste. Mais en exigeant des garanties, essentiellement pour se prémunir d’une fusion de second tour avec François Cuillandre. Ces discussions semblent avoir capoté, vu que son lancement de campagne s’est fait sans le renfort d’un quelconque parti.

Quel est vraiment son objectif ?

À moins d’une énorme surprise, Pascal Olivard ne paraît pas en mesure de s’installer dans le fauteuil de maire en mars prochain. Il vise plus certainement la barre des 5 % au premier tour, ce qui lui permettrait de fusionner avec une autre liste. Il peut aussi chercher à atteindre les 10 %, qui lui ouvriraient la possibilité supplémentaire de se maintenir au second tour, avec dans ce cas l’assurance d’être élu conseiller municipal. Pour siéger dans quel camp ensuite ?

Quel électorat peut-il séduire ?

Pascal Olivard se définit comme central et non simplement centriste. Combiné à son profil d’universitaire, cela devrait lui permettre de séduire une partie de l’électorat de la République en Marche ainsi que, dans une moindre mesure, une partie de celui de François Cuillandre. Mais à quelle hauteur ? Car au-delà de son positionnement, c’est l’espace politique qu’il peut occuper qui interroge. Pile entre deux poids lourds de la campagne, il semble restreint.

Ira-t-il jusqu’au bout ?

Dans le milieu politique brestois, ils sont nombreux à se poser la question. Tous attendent de voir le dépôt de la liste Olivard pour y croire vraiment. L’exercice, trouver 55 noms respectant notamment 1) la parité femmes – hommes ; 2) la diversité des profils et des parcours ; 3) l’équilibre entre les différentes tranches d’âge ; 5) la représentation des différents quartiers, est beaucoup plus complexe et subtile qu’il n’y paraît. Le lancement de la campagne dès ce mois de novembre résonne d’ailleurs comme un appel aux candidatures potentielles.

Source : Ouest-France du 08/11/2019

X