La liste de Pascal Olivard présente son Brest, écologique – Côté-Brest du 11/12/2019

La liste de Pascal Olivard présente son Brest, écologique – Côté-Brest du 11/12/2019

La liste Brest, imaginons demain, menée par Pascal Olivard, tiendra une réunion publique jeudi 12 décembre 2019 pour présenter son deuxième axe de campagne : Brest, écologique.

Pascal Olivard, à la tête de la liste Brest, imaginons demain, en lice pour les élections municipales des 15 et 22 mars 2020, avait présenté son premier axe et fil rouge de sa campagne, Brest, solidaire, lors de deux réunions publiques, mardi 12 novembre 2019, au patronage laïque Sanquer, puis mardi 26 novembre à l’espace Léo-Ferré, dans la maison de quartier de Bellevue.

Jeudi 12 décembre, il exposera les propositions qui constituent son deuxième axe : Brest, écologique.

«Pour que les Brestois et les Brestoises se sentent bien dans leur ville, nous souhaitons inscrire Brest dans l’objectif de neutralité carbone en
2050», pose, d’emblée, l’ancien président de l’université de Bretagne occidentale.
Il explique :

Brest est la métropole de l’océan. Limiter l’impact du territoire sur un environnement en souffrance pour notre qualité de vie et celle des générations à venir constitue dès lors une priorité. Nous fixions comme objectif de réduire de 30 % les émissions de CO2 au cours du mandat afin que la ville puisse atteindre, à l’horizon 2050, l’objectif d’une complète neutralité carbone. En plus de la végétalisation des espaces publics, des façades, et la rénovation énergétique des bâtiments publics et privés, un travail en profondeur doit être mené sur l’alimentation, la valorisation et la réduction des déchets, sur la production d’énergie en ville ainsi que sur les déplacements individuels et collectifs.

Un effort pour les déplacements à vélo

Pascal Olivard fait savoir qu’«aujourd’hui, les déplacements à vélo ne représentent que 1,5 % des déplacements urbains. Cette part sera
amenée à 10 % en 2025 dans la ville de Brest et 4 % dans la métropole grâce à la mise en place d’un “Grand plan du vélo à Brest », qui viendra renforcer le “Schéma vélo” en cours de rédaction.»

Les différents travaux de voirie permettront d’aménager et sécuriser toujours plus de nouvelles pistes cyclables. Des abris sécurisés, équipés de panneaux photovoltaïques pour la recharge des batteries et de stations de réparations seront installés à une quinzaine d’endroits stratégiques : les gares (routière, ferroviaire, maritime) et espaces de correspondance, les cœurs de quartiers et le centre-ville, les zones commerciales, les hôpitaux, les parkings relais, l’université et les écoles.

Il précise que son équipe a mené 200 entretiens qui «ont fait ressortir que ni le dénivelé ni la météo ne sont de réels freins à la pratique
du vélo. Ainsi, en concertation avec RATP-DEv, le délégataire de service public “mobilités”, Brest accueillera au cours du mandat, ses premiers vélos en libre-service : les “Ty-cyclettes”».

Des navettes électriques

En plus du développement des déplacements doux, Brest, imaginons demain entend renforcer la politique de transports en commun. «Les bus devront disposer d’un système pouvant transporter des vélos.»
La liste se prononce pour la construction de la seconde ligne de tramway et la création du bus à haut niveau de services. «Ils permettront de développer le maillage du réseau qui sera complété par la création de minibus électriques à la demande pour les espaces peu, ou pas desservis par les lignes de bus classiques.»

Pascal Olivard projette également de proposer des navettes électriques haute fréquence (même cadencement que celui du tram) «pour asseoir la liaison entre le centre-ville et port. Ceci en remplacement des ascenseurs urbains prévus par la mandature précédente, qui seront abandonnés.»

De nouveaux parkings relais seront construits notamment le long des futures lignes de tramway et de bus à haut niveau de service, avec notamment un parking à l’est du port de commerce (probablement du côté du rond-point du Gaz, NDLR).

Bio et circuit court

Pour Brest, imaginons demain, la consommation alimentaire a un impact considérable sur l’environnement. «Nous prendrons donc, dès le début du mandat, les mesures nécessaires à une restauration municipale 100 % bio et/ou en circuit court à l’horizon 2025. Cette transformation s’accompagnera d’une évolution des menus proposés pour que, dès 2021, un repas sur deux soit végétarien. Ces mesures trouveront échos chez les particuliers, les commerçants et les entreprises grâce à la sensibilisation et l’accompagnement menés par les professionnels qui seront engagés dans la Maison de l’alimentation durable” que nous créerons dès 2020.»

Moitié moins de déchets ménagers

Pascal Olivard l’assène :

Les déchets les mieux recyclés sont ceux qui n’ont pas été produits.

Il annonce qu’«un travail important de réduction et de valorisation des déchets de la restauration collective sera entamé. Les repas des cantines ne seront plus acheminés en barquettes plastiques, mais dans des plats réutilisables ou compostables. Une collecte spécifique sera engagée pour que les restes alimentaires contribuent à nourrir les élevages du territoire et que les bio-déchets servent à produire du bio-carburant.»

Et d’affirmer :

Brest verra la quantité de ses déchets aujourd’hui incinérés divisée par deux au cours du mandat. Pour atteindre cet objectif, nous mènerons une politique incitative. La taxe sur la collecte des ordures ménagères des particuliers sera modifiée et sera calculée proportionnellement au poids des déchets et à la fréquence de leur collecte. Cette mesure s’accompagnera de l’amélioration du dispositif de tri sélectif avec, notamment, la création d’une collecte des bio-déchets.
Les containers en libre accès seront adaptés en conséquence. Les commerçants et entreprises qui s’engageront dans cette voie seront récompensés au travers d’une réduction de la taxe sur les enseignes et la création d’un label.

Atteindre 15 % d’autoproduction énergétique

Pour atteindre l’objectif de 15% d’autoproduction énergétique à la fin du mandat, Brest, imaginons demain entend «coupler les défis de réduction des déchets et de la consommation à une forte politique d’optimisation et de protection des espaces».

Tout au long du mandat, 100 % des toits publics dont l’exposition est favorable seront mis à contribution pour l’installation de panneaux photovoltaïques ou thermiques. Des potagers urbains municipaux et des espaces de biodiversité seront créés en concertation avec les associations engagées. Le jardinage urbain et les initiatives telles que les jardins partagés seront fortement accompagnés.

Et Pascal Olivard de conclure : «En complément, une politique de limitation de l’étalement urbain sera menée en donnant un coup d’arrêt à l’artificialisation des espaces naturels et agricoles. Ces mesures, qui seront inscrites dans les documents d’urbanisme, font écho à la végétalisation, à l’embellissement des quartiers ainsi qu’à la rénovation de l’éclairage public évoqués dans l’axe 1 du programme.»

Source : Côté Brest du 11/12/2019

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