Brest, tu chériras la mer !

Brest, tu chériras la mer !

L’échec sur l’organisation des épreuves Olympiques de voile à Brest

Nous entrons en année olympique et comme chacun le sait, la municipalité, par une forme de suffisance lors du passage du comité olympique, n’a pas fait les efforts nécessaires pour mettre en avant notre rade et tout le potentiel de notre port. Le résultat est connu : c’est Marseille, bien plus motivée par l’enjeu, qui a emporté l’organisation des épreuves de voile pour les JO 2024.

Mettre en valeur nos clubs de voile

Brest, son port, sa Rade, et… ses malheureux clubs de voile qui depuis des années sont devenus non pas les fers de lance de notre rayonnement mais des parents pauvres qui doivent s’autofinancer à 90 %, alors que des villes comme Nantes, Le Havre et Marseille soutiennent financièrement leurs clubs à hauteur de 50%. Ces villes, même si elles ne bénéficient pas de conditions de voile aussi exceptionnelles que la nôtre, offrent un accès à ce loisir et à la compétition à tous les enfants, quelles que soient leurs origines sociales. Elles ont même institué une forme d’aide aux jeunes espoirs de la voile en leur octroyant logement, prise en charge du matériel et aide financière, si bien que nos espoirs peu soutenus partent s’entraîner chez nos concurrents. Pourtant, le BBN, qui rassemble les 4 clubs emblématiques de notre ville (Crocodiles de l’Elorn, Usam, SRB, Canoë-Kayak), malgré des moyens très réduits, est le seul club de France à rapporter tous les ans des médailles nationales, européennes et mondiales. Nous avons aujourd’hui, une vingtaine de champions et d’espoirs dans nos murs, qui sont prêts à répondre aux sirènes nantaises, marseillaises ou havraises. La liste « Brest, imaginons demain » conduite par Pascal Olivard accompagnera nos jeunes espoirs et dotera nos clubs de moyens équivalents à ces métropoles qui ont choisi de soutenir les activités nautiques.

Revitaliser ce pole d’excellence

Le nombre de classes de voile a diminué de 20% sur les deux dernières années, encore un élément qui montre la désinvolture de l’équipe municipale sur le vivier de nos jeunes talents, d’ici mais aussi de toute la France. Que sont devenues les classes de mer ? On brade ici l’avenir de la voile brestoise : les 3000 adhérents font du BBN le plus grand club de France, mais pour combien de temps encore ? Seul candidat à se saisir du problème, Pascal Olivard propose, de revitaliser ce pôle d’excellence, en augmentant fortement les subventions pour diminuer le coût supporté par les parents des jeunes licenciés (600€/an). Il propose aussi que les coûts portuaires (grutage, stationnements, mise à l’eau, etc.) imposés par Brest’Aim soient revus à la baisse afin de pouvoir organiser de grandes compétitions. En effet, ces coûts exorbitants découragent bon nombre de compétiteurs.

Des vieux draps font office de vestiaires…

Enfin, et ce n’est pas le moindre des maux, les locaux des clubs de voile sont vétustes et sous-dimensionnés. Comment accepter que les enfants des écoles se changent dans un bureau, derrière un drap tendu qui sépare les garçons des filles, comment accepter qu’il n’y ait pas de vestiaires dignes de ce nom et que leurs affaires soient entreposées dans des containers non ventilés et humides ? Comment accepter que les moniteurs ne puissent prendre une douche après une journée sur l’eau ? Comment comprendre que le BBN ne puisse pas accueillir de classes de mer ? Il est temps de prendre des mesures d’envergure.

Encourager nos jeunes espoirs

Brest est le point de départ et d’arrivée de belles courses au large, et personne ne remet en cause leur existence, mais il faut bien comprendre que tous ces grands navigateurs sont passés par des clubs. Ces derniers sont le terreau nécessaire pour faire grandir nos jeunes pousses talentueuses et en faire des porte-drapeaux pour le rayonnement de notre ville dont l’atout majeur est et restera la mer. Sans ces clubs, du plus petit au plus grand, il serait illusoire de croire que ces grandes courses pourraient exister et mettre en exergue des navigateurs bretons.

Une priorité pour Pascal Olivard

Pascal Olivard a fait de la voile à Brest une de ses grandes priorités, car le chantier doit commencer à la base, au niveau des fondations, sinon l’édifice finira par s’effondrer.

 

 

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