« Analyse. À Brest, Pascal Olivard se lance dans la course à la mairie tout seul comme un grand » Ouest-France du 08/11/2019

« Analyse. À Brest, Pascal Olivard se lance dans la course à la mairie tout seul comme un grand » Ouest-France du 08/11/2019

Il y avait eu la campagne de la régionale de 2015, quand il avait découvert au dernier moment qu’il n’était pas sur la liste de Jean-Yves Le Drian. Il y a eu, plus récemment, son élimination directe et sans audition de la course à la présidence d’Ifremer. Bref, on aurait pu penser Pascal Olivard vacciné de la politique à vie. Eh bien non !

À 53 ans, l’ancien président de l’Université de Bretagne occidentale (2007-2016) se lance cette fois dans la course à la municipale de mars 2020, sous le slogan « Brest, imaginons demain ». Un objectif qu’il veut atteindre « en dehors des partis politiques ». À moins que ce ne soit les partis qui n’aient pu s’arranger avec lui ?

Une faible notoriété

Pascal Olivard, malgré ses éminentes fonctions passées, n’est pas le plus connu des candidats à la mairie. Il est même probablement le moins identifié de tous ceux qui sont déclarés. Dans un scrutin où les électeurs veulent savoir à qui ils vont confier leur quotidien, comment ne pas y voir un handicap ?

Sa page Wikipédia ne suffira pas à combler ce vide, même rédigée par un auteur qui le connaît sur le bout des ongles et qui semble particulièrement l’apprécier.

Central, pas centriste…

Ce n’est pas son positionnement politique qui aidera les électeurs et les électrices à mieux le cerner. Pascal Olivard se définit, non comme centriste, mais comme central. Au-dessus des clivages traditionnels donc. Un positionnement que d’autres ont déjà adopté par le passé.

Mais réussir une campagne en occupant ce créneau reste une gageure. Tout le monde ne peut pas prétendre rééditer le coup d’Emmanuel Macron…

Un allié d’expérience

Certes, Pascal Olivard « ne ferme pas la porte » à des personnalités qui ont été engagées politiquement par le passé. C’est le cas de Jean-Pierre Hue.

Ancien directeur adjoint d’Ifremer, ancien maire adjoint de Saint-Marc (1989-1995), ancien vice-président de la communauté urbaine sous Pierre Maille (1995-2001), il avait quitté le PS en 2002 pour rejoindre les rangs des chevènementistes (après avoir été battu lors de l’investiture socialiste pour la municipale de 2001).

Mais, malgré cette expérience incontestable, cela reste insuffisant pour porter la campagne du nouveau candidat.

« Un exercice subtil »

Comme tous ceux déjà lancés en campagne, Pascal Olivard annonce avoir déjà « une trentaine de noms » pour composer sa liste. Ils étaient cinq soutiens autour de lui lors de sa conférence de presse, jeudi, aux Capucins. Et tous ne confirment pas leur intention d’être candidat…

« Composer une liste pour une municipale, c’est un exercice subtil », convient le candidat.

Des erreurs à ne pas commettre

Sans doute davantage encore que d’en composer une pour l’élection à la présidence de l’université. Là où il avait su, pour son second mandat, se rallier des opposants de son premier.

Mais dans une campagne politique, il y a davantage de codes à maîtriser, des erreurs fondamentales à ne pas commettre, des interlocuteurs à respecter. Pascal Olivard va le comprendre très vite, si ce n’est pas déjà fait…

Source: Ouest-France du 18/11/2019

 

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